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L’EPG se réfère au Code général de déontologie de
l’Association Européenne de Psychothérapie (EAP) et
plus spécialement à celui de l’Association Européenne
de Gestalt-thérapie (EAGT).
Ces deux codes sont compatibles et complémentaires.
Nous reproduisons ci-après de larges extraits du Code
de l’EAGT (version 2003) ainsi qu’une information sur
la procédure de plaintes.
On pourra se procurer les textes complets, sur simple
demande, au secrétariat de l’EPG, ou sur les sites :
www.ff2p.fr et
www.eagt.com
Code de déontologie de l’EAGT - Version 2003
(Traduction abrégée)
Introduction
Cette nouvelle édition du Code de déontologie de l’EAGT
est destinée aux praticiens individuels ainsi qu’aux
organisations membres.
Ce Code vise à protéger les clients, mais aussi les
thérapeutes.
Lorsqu’il se produit un écart entre le Code de
déontologie national et celui-ci, le code national est
prévalent.
Chaque membre de l’EAGT doit signer le Code ainsi que
les procédures de plaintes.
Le Comité d’éthique de l’EAGT peut servir d’instance
d’appel en cas de litige avec une association
nationale.
Code d’Éthique
Principes généraux
1. Affirmation de l’égalité entre chaque individu ;
2. Respect de l’originalité et de la dignité de
chacun ;
3. Acceptation des différences de race, origine,
identité ou préférences sexuelles, handicap, âge,
religion, langue, statut socioéconomique et besoin de
spiritualité ;
4. Reconnaissance de l’importance de l’autonomie de
l’individu dans le contexte des relations
interpersonnelles.
Code de Déontologie
1. Compétence
Le Gestalt-thérapeute n’entreprend que les tâches
où il se sait compétent et capable de mener à terme une
intervention, dans l’intérêt du client.
En cours de thérapie, s’il découvre les limites de sa
compétence, le Gestalt-thérapeute adresse son client à
un collègue ou établit une collaboration avec un autre
spécialiste.
Le Gestalt-thérapeute reprend une thérapie individuelle
en cas de crise personnelle, burn-out, ou difficultés à
maintenir les frontières de l’intimité ou de la
séduction.
Le Gestalt-thérapeute est attentif au fait que tout
passage à l’acte et toute expression cathartique
implique un temps de résolution et de dédramatisation.
Le Gestalt-thérapeute s’engage à une formation continue
permanente dans son propre champ et dans les domaines
voisins.
Le Gestalt-thérapeute tient à jour un dossier
confidentiel pour chaque client conformément aux règles
nationales. Ce dossier doit être intelligible par un
autre professionnel.
2. La relation client/thérapeute
La relation client/thérapeute est une relation
professionnelle centrée sur la protection du bien-être
du client.
Le Gestalt-thérapeute est conscient de l’importance de
la relation, de l’influence et de la dépendance
inhérents à la situation. Il s’abstient d’exploiter le
client financièrement, sexuellement, émotionnellement,
politiquement, idéologiquement, dans son propre intérêt
ou dans l’intérêt de toute autre personne ou
institution.
Le contact physique pendant le processus thérapeutique
est exclusivement destiné au bien être du client. Le
consentement du client est primordial.
Le Gestalt-thérapeute reconnaît qu’un autre type de
relation parallèle : employé, ami proche, parent,
voisin ou partenaire est incompatible avec le processus
thérapeutique.
3. Confidentialité
Tous les échanges entre le thérapeute et le client
sont considérés comme confidentiels, sous réserve des
dispositions légales.
Le Gestalt-thérapeute évite de fournir des informations
identifiables dans divers réseaux qui peuvent se
chevaucher : supervision, etc.
Lorsque le Gestalt-thérapeute désire utiliser des
informations concernant un client à l’occasion d’une
conférence ou publication, il doit obtenir la
permission du client et préserver l’anonymat (nom,
lieu, éléments spécifiques), afin que le client ne
puisse être identifié.
Toute vidéo, photo ou enregistrement implique une
permission écrite du client ou de son représentant
légal. Le Gestalt-thérapeute respecte le droit du
client à consulter son dossier.
Lorsque le client est mineur, le Gestalt-thérapeute
respecte les obligations légales d’information des
services de protection des mineurs en cas d’abus ou de
mauvais traitements.
4. Contrat avec les clients
Tout contrat, écrit ou verbal, entre le thérapeute
et son client constitue un engagement.
Le Gestalt-thérapeute est clair et honnête en ce qui
concerne sa compétence et son expérience lors des
négociations préliminaires avec son client.
Le contrat, qu’il soit écrit ou verbal, doit être
explicite en ce qui concerne le montant des honoraires,
les délais de paiement, le lieu de la thérapie, les
interruptions ou annulations de séances par le client
ou par le thérapeute.
Exemples d’interruptions : vacances, engagements
professionnels, maladie, etc. La durée de la thérapie,
le transfert d’un client, la fin de la thérapie sont
discutés avec le client, et un accord mutuel est
recherché.
Tout changement dans les conditions ci-dessus
impliquerait une renégociation du contrat.
5. Publicité
La publicité sera limitée à la description du
service et à la qualification du thérapeute. Elle n’incluera
pas de témoignages, de comparaisons, et n’évoquera en
aucune manière l’efficacité supérieure du service
proposé par rapport à d’autres collègues, d’autres
méthodes ou d’autres organismes.
6. Sécurité
Le Gestalt-thérapeute prend toute mesure nécessaire
pour éviter tout dommage physique ou psychologique lié
à la session ou à l’environnement.
Le Gestalt-thérapeute s’assure que toute séance ne peut
être entendue, enregistrée ou observée par quiconque,
sans l’accord préalable du client.
Le Gestalt-thérapeute ou l’institution est tenu de
contracter une assurance professionnelle.
7. Circonstances exceptionnelles
Il peut y avoir des circonstances où le
Gestalt-thérapeute a besoin de prendre des mesures pour
protéger le client ou son environnement, lorsque le
client est incapable de contrôle. Dans ce cas, le
client sera informé du changement dans les règles de
confidentialité.
Lorsque le Gestalt-thérapeute prend contact avec un
client sujet à ce type de circonstances
exceptionnelles, il demandera au client de nommer une
tierce personne à qui il puisse se référer. La
dérogation à la confidentialité sera strictement
limitée au nécessaire.
Le Gestalt-thérapeute protègera l’autonomie du client
et la confidentialité lorsque la thérapie fait partie
d’un processus plus large : travail au sein d’un
hôpital, dans un organisme, travail avec des mineurs,
etc. ou travail d’équipe avec d’autres intervenants. Le
Gestalt-thérapeute précisera les caractéristiques du
contrat dès le départ, avec son client et avec les
autres professionnels impliqués, et ne contactera un
tiers qu’après accord du client.
8. Gestion du rôle social du thérapeute
Le Gestalt-thérapeute coopère avec tout travail de
recherche dans son domaine et communique ses propres
recherches à la communauté thérapeutique.
Dans son propre travail de recherche, le
Gestalt-thérapeute respecte ses collègues et notamment
tous les copyrights.
Le Gestalt-thérapeute répond de son travail par rapport
à ses collègues ou employés, respectant la
confidentialité et l’autonomie du client.
Le Gestalt-thérapeute respecte la réglementation
nationale en ce qui concerne sa plaque, ses
informations dans les journaux, dans les annuaires et
sur internet.
Le Gestalt-thérapeute ne retient pas l’information sur
les autres possibilités existantes chez d’autres
collègues ou institutions.
Le Gestalt-thérapeute s’abstient de toute critique
publique sur le travail d’autres collègues, sur leurs
modèles de références théoriques et sur leur travail.
Le Gestalt-thérapeute n’accepte pas de travailler si un
autre collègue est déjà impliqué. En cas de doute, il
prend contact avec le collègue, après accord du client.
Le Gestalt-thérapeute ne peut accepter des bénéfices
pour avoir adressé un client à un autre collègue ou à
une institution.
Si un Gestalt-thérapeute constate que le comportement
d’un collègue risque de nuire à la réputation de la
profession, il est de son devoir d’interpeller
directement ce collègue ou son association.
Le Gestalt-thérapeute ne s’engage pas dans des
activités officielles ou privées qui pourraient nuire à
sa réputation personnelle ou à celle de sa profession.
Formation à la psychothérapie.
Le but de la formation est d’informer les étudiants
de tous les développements, de manière objective et
complète. Les opinions personnelles des formateurs
doivent être annoncées comme telles. On ne doit pas
donner de fausses informations sur la réglementation
publique du titre de “psychothérapeute”.
Les Écoles de formation à la Gestalt doivent vérifier
les qualifications, les attentes et les aptitudes des
candidats, et leur fournir des informations complètes.
Elles doivent garantir la compétence des formateurs et
superviseurs et la cohérence du programme. Elles
prévoient des mises à jour régulières du programme et
de la méthodologie.
Les relations entre formateurs et élèves doivent être
transparentes. Les formateurs n’utilisent pas la
relation à leur propre avantage. Ils sont attentifs aux
dimensions de dépendance, idéalisation et contrôle
liées à cette relation. Les écoles doivent prévoir des
espaces de discussion où les problèmes peuvent être
évoqués et résolus.
Les Écoles de formation à la Gestalt dIoivent vérifier
périodiquement le niveau de chaque étudiant, à travers
des structures transparentes.
Les principes réglementant la relation
client/thérapeute et le rôle du thérapeute dans la
société s’appliquent aussi aux relations
formateurs/élèves (compétence, confidentialité, mode de
relations, contrat, sécurité).
La thérapie didactique d’un étudiant sera protégée de
toute turbulence créée par une confusion de rôles. Le
thérapeute-formateur s’abstiendra de toute évaluation
officielle.
Les instituts de formation s’assurent du niveau de leur
personnel, sur le plan didactique, clinique et
scientifique et prévoient leur supervision et leur
formation permanente.
En cas de conflit éthique, le Gestalt-thérapeute peut
s’adresser à son superviseur, au Comité d’éthique de
son institut ou de son association professionnelle.
9. Relation avec d’anciens clients
Le Gestalt-thérapeute demeure pleinement responsable
des relations avec ses anciens clients et ses étudiants
actuels.
10. Poursuites légales
Tout Gestalt-thérapeute membre de l’EAGT condamné par
la Justice pour un délit ou un crime ou poursuivi en
Justice avec succès par un client doit en informer le
CA de l’EAGT.
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Procédure de plainte
Une personne est choisie par l’Assemblée Générale de l’EPG
pour servir de médiateur en cas de difficulté
déontologique ou de plainte. Cette personne connaît l’EPG
mais n’en fait pas partie institutionnellement
(animateur, membre du CA ou de l’AG). Elle aide le
plaignant dans sa démarche, peut servir de médiateur ou
orienter le plaignant vers des structures extérieures
(SFG, FF2P, EAGT, EAP).
Ce médiateur informe le professionnel concerné et le
directeur de l’EPG, le plus rapidement possible.
Ses coordonnées sont disponibles sur simple demande au
secrétariat de l’EPG, de même que le texte complet du
Code de déontologie et de la procédure de plainte de l’EAGT,
ainsi que le code de l’EAP.
Si nécessaire, le directeur en réfère au bureau de
l’association EPG |